mardi 11 décembre 2012

OUFKE! Chui pas "DATASEXUEL"! Et vous?



Comment le savoir ? Rien de plus Fastoche !
Suffit de loucher très fort (a vous en déscotcher les globes) pour lire ce qui est inscrit sur l’étiquette qu’on vous a gentiment claquée sur le front !
(NON GERARD, ça c’est un trou de bal, pas un œil !)

ALORS, ça dit quoi ?

Ok, j’ai compris, personne ne sait ce que veut dire DATASEXUEL.
En même temps, aucune honte n’est à essuyer car ce vilain petit sobriquet n’a vu le jour qu’en l’an 2012. Il n’en est donc qu’à ses premiers balbutiements. Mais il en a déjà fait couler, de la bave !!

Le plus simplement du monde, je dirais que le  Datasexuel est l’équivalent numérique du Métrosexuel.
Et le premier qui me demande ce qu’est un Métrosexuel peut passer directement à l’onglet :http://fr.wikipedia.org/wiki/Has-been, sans plus jamais repasser par ici. Met veel bedankt.

Pour tous les autres « aware »,  je ne vous apprendrai rien en vous disant que nous sommes entrés, bon gré mal gré, dans une nouvelle ère technologique basée sur nos données. Les miennes, les vôtres, les leurs.

Questions.
Qui, parmi vous, n’a jamais été  agacé par une publication à outrance de photos Instagram d’un contact Facebook ?
Qui n’a pas dans sa Timeline un compte qui publie des checks-in Foursquare toutes les 20 mn alors qu’il n’a fait que 2 mètres dans une même impasse ?

Trèèèès bien,  je vois que tous les doigts sont levés.
Ahh non, pardon.
(Gérard : DEGAGE !)

Nous pouvons donc en conclure que nous sommes bien à l’aube de l’avènement d’un "idéal-type" adepte de ce genre d’enregistrement comportemental.
C’est ici que notre Alien rentre dans l’arène. Car,  sans le savoir, vous êtes en contact direct avec le fameux  Datasexuel. Ca fout les boules, non?

A quoi ressemble-t-il ? A rien.
A quoi veut-il ressembler, est préférable.

Pour le Datasexuel, la géolocalisation est essentielle, mais Foursquare est (déjà) obsolète.  Le Top Moumoute de la branchitude, c’est l’utilisation de "Placeme" par exemple qui recense automatiquement tout ce qu’il fait: géolocalisation, déplacements, vitesse, temps écoulé au même endroit, achats réalisés, etc. Bref, Le Yéti, ici observé, use et abuse, de manière  presqu’obsessionnelle, des fonctionnalités de son Smartphone.
Notre Datasexuel se croit sexy en diable par toutes ses données semées à tous vents.
Pour lui c’est, carrément, un mode de vie, voire un mode de drague.
Plus besoin de remplir son profil sur Meetic, le Datasexuel estime que son temps de running ou les photos qu’il prend sur Instagram au gré de ses vacances le rendent désirable. Plus il se dévoile, plus il se sent intéressant et beau. Le datasexuel se prend pour LE nombril du monde.

Merdeuuuuuhhhh !!!!
C'EST MOI LE CENTRE DE L'UNIVERS CONNARD!!!!
Mais je ne comprends pas,  je n’ai ni Foursquare, ni Placeme, ni même Intsagram, et au fond de moi, un doute surgit.
Ben oui, je me trouve irrésistible sur le net ! Je suis quasi (à prononcer qwasi hein surtout) amoureuse de mon moi-même virtuel. Si je pouvais, je m'épouserais. 
Mais alors ça veut dire que…que je suis… "Datasexuel" moi aussi ????? Mais c’est impossible chou, chui en training et poncho derrière mon écran.
Mais qui suis-je alors? Où vais-je? Dans quel état j'erre? Un vide intersidéral m'envahit. Je vais me Datasuicider. Adieu et à demain!