mardi 15 novembre 2011

Où sont les hommes?



Où sont les hommes ?
Vous savez, ces bipèdes poilus qui ne souffraient, jadis, d’aucun froid. Qui bravaient toutes nos peurs ? Ceux qui partaient à la chasse pour nous donner de quoi nous sustenter ?
Mais où sont-ils passés?
Je me souviens qu’ils avaient cette voix rauque, chaude et rassurante et des touffes de poils sous leurs ailes,  le torse, dans le nez et, même, dans les oreilles !
Ils nous tenaient en laisse, bien au chaud. Dans ce trop-plein de liberté, on se les pèle là, non ?
Le constat est terrifiant. Ils sont tous morts. La race, éradiquée. Mayde. Mayde. Oscar Alpha bravo, vous me recevez ?
Pour peu qu’on ne broute pas de gazon, on fait quoi maintenant Josiane, hein ?
La réponse est d’une simplicité accablante. Nous avons le choix entre plusieurs modèles derniers cris (d’horreur) :
-le Rutilant. Il blinque comme un sous neuf. Lunaire. Plus aucun poil. Poli comme un bronze. Il creuse sa connerie jusqu’au bulbe. Fini les p’tites carpettes pour se réchauffer les pieds. Devenus aussi chiants qu’une charentaise dépecée de sa  moumoute !
-Le maniaque. Meilleur pote de mister clean. A chaque fois que tu rentres chez lui, il prend tes jambes pour un jeu de quilles et essaye de faire un strike avec son aspiro (alors qu’il a des boules, le con !)
- Le « six pack ». Ne t’avise jamais de lui faire un streep show. Il prendrait ta barre de fer pour se taper quelques altères. Son ventre est son seul avenir et la plaquette de chocolat, votre  point commun.
-Le bronzé. Il passe sa vie sous un banc. Mais pas d’école ! Solaire évidemment. Son cerveau est aussi cramé que son épiderme,  ses dents aussi blanches que du Galak. Inversement aussi moche que michael jackson mais toujours aussi gris !
-Le décolleté. Oh lui, c’est le dernier des mohicans. Il assume sa virilité. Il l’expose, fièrement, son unique poil. Pour le mettre en exergue, il déboutonne 80 boutons de sa chemise. Il est touchant mais raté, lui aussi.
-L’implanté. Il est marrant celui-là, je l’aime bien (pour  les autres, pas pour moi). Il a 1 million deux cents mille cheveux sur l’arrière du crâne. Et une tonsure naissante mais très nette sur l’avant. En vue aérienne, on dirait un champ de bataille (Enfin un cimetière après que la bataille ait eu lieu). Pas un seul survivant, sont tous morts. On voit tous des petits points noirs comme ça. En réalité ce sont les fameux bulbes que le « rutilant » à joyeusement laserisé ». A croire qu’ils n’ont jamais vu Die Hard ! C’est pas faute de l’avoir répété pourtant.
Cette liste pourrait être aussi longue qu’un rouleau de papier Q.
C’est pas brillant n’est-ce pas ?  
Reste une catégorie pourtant. Mais bon, elle n’est, politiquement pas correcte.
Celle du Casé.
Je sais qu’en toute bonne chrétienne que je suis, faudrait dire « pas touche » mais bon, pour s’aimer faut être deux aussi. C’est pas ça, seule je tiendrais le coup ! Je rongerais mon frein ! Mais si, je dis bien si et seulement si, le Casé tend la verge (merde ! Non la perche pardon) et qu’en sus, il a du poil, un peu de terre sous les ongles, du bordel éparpillé, qu’il est vert comme un Yop au kiwi, et emmitouflé dans un pull à col roulé… Là, moi et ma ptose mammaire, on ne répond plus de rien.
Et je n’admettrai aucun sermon messieurs. J’aimerais vous y voir vous, si nous étions poilues comme des yétis, sale et bordélique avec un ventre aussi tremblant qu’une gélatine et une chatte dont la base du triangle commencerait à nos genoux. On rigole moins là, hein ?
Nous, on veut du vrai, du bouc, de la transpi, des mains de bûcheron. Rien à fiche de ces graines de gland « french manucurés » ! Capisce ?!?!