mardi 8 novembre 2011



Je n’en peux plus. Mes yeux, même à deux, ne suffisent pas.
Où que j’aille, où que je sois
Ils cherchent pour moi. Fouillent Partout.
A la cueillette de  petits indices. D'infimes bouts de peau.
Petites preuves de virilité par-ci. 
Une nuque, des torses, par-là.
Des fragments de son.  Une odeur.
Une démarche. Des mains.
Une bouche, une ébauche de courbe. 
Une matière, un bout de sein.
Qui m’emportent là où leurs propriétaires
ne sont pas.
Je les baise en silence. Sans aucun répit.
Jamais.