samedi 12 août 2017

L'absence




Il y a des nuits terribles Maman. Comme celle-ci.
Ou je t'écoute en boucle.
Ta voix,
Mes souhaits,
Mes démons,
Tes excès,
Repeat. 
Une dernière fois,
Jusqu'à me vider,
Replay
J'ai peur d'y rester.
Once again.
Touchée en plein cœur.
Ton image se meurt,
Reste l’écho de tes mots
J'essaye de lire ce que tu ne diras jamais plus. 
Tu m'inondes.
Mes yeux se noient,
Je m’essouffle.
I want to be there.
I want us to be there.
Beside the lac,
Beneath the moon.
Le sourire triste, l’espoir altéré,
Tu ne joues plus, tu m’effleures.
Hopeless night.

vendredi 11 août 2017

Journal d'intimité publique




L’intime sans miroir n’existe pas: il n’est alors que silence.

Tout comme moi, ce journal procède d’une double nature, il se montre puis il se cache. Mon intimité, finalement, repose sur ces jeux d’ex-position(s), tantôt timidement dévoilé(e)s, tantôt délibérément occulté(e)s. 

Cette intimité ne prenant "sens et finalité" qu’en se mesurant, mes mouvements, qu'ils se dévoilent ou qu'ils se cachent, ont besoin de vos yeux comme seule "chambre d’écho".

Regardez-moi autant qu'il vous plaira
Je ne vous vois de toute façon pas. 

  

jeudi 3 août 2017

lundi 31 juillet 2017

Un Ancrage sans appel


J'ai longtemps rêvé. Que je trouvais un endroit. Une pièce. Un jardin. Une maison. Un hôtel. J'ai longtemps rêvé qu'à un moment, face à un lieu ou une terre, la force de l'évidence s'imposerait.
Un ancrage sans appel. Celui d'une révélation qui se traduirait par un "voilà, c'est ici chez moi". Puis j'ai cessé de chercher car j'ai trouvé, au fur et à mesure de mes voyages, d'autres personnes.
Qui avaient la même quête que la mienne.
J'ai compris alors que cette quête éternelle est irréelle car c'est celle des voyageurs. Celle des individus de notre époque. Celle des curieux et des insatiables. De ceux qui se nourrissent des endroits. Des gens. Qui aimeraient s'arrêter. Parfois. Mais, poussés par la force irrésistible de la découverte, par le besoin jamais assouvi de la course contre le temps, ils continuent. Et élisent domicile dans des refuges. Des endroits où le temps s'arrête, suspendu quelquefois. Des endroits où ils retrouvent des meubles qu'ils auraient aimé acheter. Des plats aux saveurs patrimoniales. Des personnes qui les accueillent comme des amis, des invités.
Nous rêvons de rencontrer des espaces qui soient d'abord mentaux et sentimentaux, tissés de rencontres, des sensations et d'émotions, habités par un "esprit", traversés de culture et voués à l'élégance, à l'intelligence des relations humaines et des moments poétiques. Des endroits qui accueillent ce que le monde d'aujourd'hui écarte si souvent: le temps "perdu" et la joie. La magie blanche des instants inattendus et cette mélancolie douce à laquelle l'esprit et le corps s'abandonnent avec délice quand ils s'abstraient de leur course folle.
J'ai longtemps rêvé.

  

dimanche 2 juillet 2017

I'm Hoppipolling


Le fil rouge de ma vie m’est revenu en pleine gueule.
Il fallait s’y attendre. Aucune surprise de ce côté-là.
La tension que subissait ce petit bout d’élastique était, il est vrai, intenable à plus long terme.
Il a fini par lâcher. 
Clack! En pleine face! 

Un peu sonnée, il faut maintenant se relever.
Deux solutions s’imposent, pleurer sur son petit sort de "control freak" ou bien, tout envoyer dinguer.
Le choix est vite fait, je choisis la deuxième option. Mais pas n’importe comment!

Oh non, j’ai 45 ans. J’ai perdu tout ce que j’avais tenter de construire (ou alors, c’est en écrivant ces quelques lignes que je réalise, viendrais-je plutôt de gagner une seconde chance de réussir quelque chose d’autre?). Mmmmh it sounds better to me.

A tous les niveaux, je laisse tomber la séduction, je pars pour le lâcher-prise total. 
Une bête sauvage.
Plus rien ne m’arrêtera…

Je réalise que c’est une merveille de n’avoir plus rien à perdre.

Je me mets à genoux et supplie la vie de m’en laisser l’opportunité!

Amen.





mardi 27 juin 2017

LE FIL ROUGE m'est revenu en pleine face. Je n'y vois plus rien.






Cent histoires




D'un geste enragé, je viens de supprimer 4 années de brumeuses pensées, ici même étalées. 

Je repars from scratch. 

Hier, ce blog était bien nourri. Aujourd'hui, il est affamé. Demain il sera sans doute repu puis supprimé. 

En réalité, je ne supporte pas lire ce que j'ai été, comme si ces mots n'avaient jamais été écrits de ma main. Ils ne m'appartiennent pas. Je les trouve mal choisis, déplacés, menteurs et, parfois même, racoleurs! 

Je choisis alors d'effacer ces traîtres traces pour tout recommencer. Une nouvelle fois.

Pour donner un peu de consistance au vide de mon existence, sans doute.  

C'est l'histoire de ma vie, détruire pour reconstruire. Remplir le vide, vider le plein.

Une pensée me vient alors: 
"Il est un sentiment étrange de se dire,
que la veille de sa mort,
sera, sans doute encore, une ultime page blanche.
Une dernière minuscule histoire. 
A combler, à écrire. A vivre!  

Finalement, j'aurai été une fille sans histoire.