samedi 9 septembre 2017



Bouleversée.
Je suis sens dessus dessous ce soir. Retournée. Chamboulée. Transpercée.
A en avoir la nausée.
Seules les histoires ont ce pouvoir-là sur moi. Pas la vie « pour de vrai ».
Non, dans la vraie vie,  je suis bien plus forte, plus résistante, toujours prête à bondir. Parce que, dans la vraie vie, j’anticipe. Tout. Même les catastrophes qui n’arrivent jamais. Je les attends. Je suis aux aguets, en alerte continue, prête à me défendre. A contre attaquer.
Evidemment qu'il m’est déjà  arrivé de craquer mais, à l’intérieur. Jamais à l’extérieur. Façade immaculée oblige ! 
Par dignité sans doute. Par fierté aussi. Par éducation, par peur de décevoir, par trouille d’apitoyer…Par (affolante) hantise de ne plus être aimée surtout !
Alors, Il a fallu crâner, feindre des forces inexistantes, s’inventer un personnage.

Ce soir, fatiguée, mes gardes se sont baissées. C’est toujours comme ça, quand je substitue ma vie à celle d’un roman ou d’un film, mes digues se fissurent de toute part. Je n’aime pas l’effet de surprise.
Je n’étais pas préparée à ce raz de marée.  

Concrètement, je viens de terminer le film « De rouille et d’os » de Jacques Audiard.
J’en pleure.
De rage, de délivrance, d’empathie, de compréhension, d’immense colère.
Je n’ai pas aimé. Du tout.
Je déteste tout ce qui est glauque. Je hais la misère humaine. Je vomis la violence, la vulgarité, la crasse, la pauvreté.
En vérité, j’exècre tout ce qui me fait peur. Trop empathique, je ne sais que faire de toute cette dégoulinante souffrance. Mis à part l’absorber. La prendre, une nouvelle fois, sur moi. Une couche de sale-de moche-de gris-de trop.

Je n’ai pas aimé regarder cette histoire en face. Cette femme qui perd accidentellement ses deux jambes et qui se retrouve seule, face à elle-même. A ce qu’il en reste du moins.
Cette histoire m’a dégoutée. Sans crier gare, elle m’a remballée la mienne, en pleine figure.

Perdre deux jambes c’est comme perdre deux seins, en plus grave.
On parle de mutilation, d’amputation, d’ablation.
Imaginez deux guiboles dans un vulgaire sac poubelle. C’est bien comme ça que ça se passe, pas autrement ! Il ne faut pas se voiler la face.
La veille, on les caresse une dernière fois, on leur parle d’amour, on leur dit merci. Merci d’avoir donné du plaisir. Merci d’avoir séduit. Merci d’avoir servi ! Mais il est temps pour eux d’aller se faire foutre, ce qu’il reste va encore  rester un petit peu mais vous deux-là, c’est fini ! Aux ordures.
J’ai vécu ça comme une trahison de ma part. D’une crapuleuse lâcheté. Tout ce qui n’est plus apte au service doit dégager ici et maintenant, pour permettre, au reste, de continuer encore un petit peu. Ou pas. Mais ils n’en peuvent rien, eux non plus, d’avoir été bouffés par un orque ou attaqués par une tumeur. 
Imaginez une paire de seins, d’ovaires, un utérus dans un sac plastique jaune estampillé « Clinical waste ». Imaginez-le juste à côté de vous qui ne savez déjà plus bouger. Corsetée à ne plus savoir même vous lever. Dépecée à vie.

Croyez-moi, c’est très difficile a accepter.

« Il ne faut pas s’inquiéter » nous dit-on, « y en a tellement d’autres qui traversent la même épreuve que vous ».

Ça veut dire quoi ? Qu’on va devoir écrémer les centres pour handicapés pour se trouver une nouvelle vie? On en avait une avant d’être découpées en morceaux. On plaisait aux autres. On avait une image à entretenir. Des hommes à séduire. Ceux-là même qui veulent pétrir des seins, du cul, ils ne méritent pas, pensent-ils, d’avoir une femme en lambeaux dans leur lit.

« Rassurez-vous vous aller apprendre à vivre avec ».

AVEC QUOI ? Une partie de soi? Mais on n’était pas en guerre.
Tout ça c’est du mensonge. Ce n’est pas comme ça que ça marche et le film le raconte, atrocement, bien. Il ne s’agit pas d’une bataille d’égo-à-égo. Non, dans la vie « pour de vrai », c’est un duel sanglant entre les autres (et leur regard) et sa toute petite personne qui, entre nous soit dit, représente quand même le centre névralgique de toute individualité. C’est pas rien.

Je suis en colère. 4 ans après.
Un film et tout remonte. Toute la merde refait surface.
On nous ment.
On nous dit que personne ne peut nous sauver si ce n’est nous-même. BULLSHIT !
C’est faux et archi faux. Ce sont les autres (et leur regard) justement qui détiennent la clé. Ceux qu’on aime. C’est justement ceux qui veulent pétrir-des seins-du cul-pas une partie de- qui ont notre salut entre leurs mains. Arrêtons ce jeu de faux-cul bien-pensants.
Le Dalaï-lama peut aller se toucher.
Bien-sûr que certains déguerpiront. Mais il faut garder la tête haute et, surtout, surtout conserver les mêmes exigences. Entretenir cette soif d’amour absolu qui était la nôtre. Ne jamais se contenter des miettes. Nous ne sommes pas des mendiantes.

Ce n’est pas parce que nous avons perdu une partie de notre féminité que nous devons nous contenter d’amour ésotérique de missionnaires dépressifs à califourchon sur leur 3ème lune. 
Même pas en rêve !

Nous restons faites de chair et d’os.
Et de rouille aussi.
Merci Audiard !

Merci mon Amour!

 

vendredi 8 septembre 2017

Un peu de légèreté Bon Dieu !

En tant que fille désespérément ordinaire, parfois je m’égare. Je me perds même.
Ce soir je me suis carrément semée : j’ai été sur « aufeminin.com » faire des tests.
Ah !
Yep !
Je ne m’excuserai pas. Pas là non
La connerie étant universelle, …
Bref !
Résultats : D’une banalité accablante. QI dans la moyenne, QE qui frôle la psychose, Q qui…
Bref !
Soirée de merde.
Sauf que !

Sauf que le dernier test a su me révéler ma vraie personnalité. Il m’a scotché de vérité.
Je vous le conseille à toutes. Criant de vérité, il est pourtant très simple a réaliser. 
Il fallait simplement rattacher l’initiale de son prénom à une liste d’animaux pour découvrir son équivalence.  Même chose avec la première lettre de son nom de famille pour accoler à cette correspondance animal, un petit adjectif qualificatif.

D’après laconnasse.com, j’allais enfin, en accouplant ces deux petits mots, 
découvrir mon vrai moi. Comme un car wash, intérieur/extérieur. 

J’ai donc cliqué le S pour Sophie et le V pour van Kan.

Abracadabra ! Je suis…

Je suis…

Un bourdon coquette

C’est vrai que j’aime plaire par ma mise, j’ai le goût de la toilette, de la parure.

Et puis le bourdon-là,  cette grosse abeille velue…

Touchée en plein dans le miel Irma. Merci.


jeudi 7 septembre 2017


L’aptitude à être seul est-elle l’expression d’une inadaptation au monde ou d’une réalisation de soi ?


Personnellement, je dirais que la solitude permet la réalisation d'un monde adapté à soi.  

Bobin parle, de manière très intéressante, de sa matérialité. Avant même d’être un état mental ou affectif, la solitude, dit-il, est une matière. Par exemple, c’est exactement la matière que j’ai sous les yeux en ce moment-même. Il est 2 heures du matin, c’est l’obscurité la plus totale. Le ciel est tout noir et il y a du silence – c’est très matériel aussi le silence, une petite maison dans laquelle je vis, des cigarettes que je ne peux pas m’empêcher de fumer, des livres que je ne peux pas m’empêcher d’ouvrir, des carnets que je ne peux me passer de griffonner et surtout une curiosité, entendez par là un besoin irrépressible de savoirs et de connaissances que je ne peux m'empêcher d'assouvir. Au fond, de manière étrange, c’est très vite peuplé la solitude. La solitude c’est d’abord ça: un état matériel.


La solitude est une grâce que beaucoup vivent autrement. Par ignorance ou par confusion. Car il existe deux types de solitude. Une mauvaise solitude. Une solitude noire, pesante. Une solitude d’abandon. Cette solitude-là n’est pas celle que je ressens. Ce n’est pas celle que j’habite, et ce n’est pas dans celle-là que j’aime aller, même s’il m’est arrivée comme tout un chacun de la connaître. C’est l’autre solitude que j’aime. C’est l’autre solitude que je fréquente, et c’est de cette autre dont je parle presque en amoureuse.


Je crois que pour vivre, parce qu’on peut passer cette vie sans vivre, et c’est un état sans doute pire que la mort, il faut avoir été regardé au moins une fois, avoir été aimé au moins une fois, avoir été porté au moins une fois. Et après, quand cette chose-là a été donnée, on peut être seul. La solitude n’est plus jamais mauvaise. Même si on ne nous porte plus, même si on ne nous aime plus, même si on ne nous regarde plus, ce qui a été donné, vraiment donné, une fois, l’a été pour toujours. A ce moment-là, rajoute Bobin, on peut aller vers la solitude comme une hirondelle peut aller vers le plein ciel.

Cette solitude-là ne connaît pas l’isolement. Je ne crois pas être une barbare, mais il est vrai que j’ai une certaine sauvagerie : je peux, et j’aime, rester des heures et des jours entiers en ne voyant personne. Or, je ressens la plupart de ces heures et de ces jours-là comme des heures et des jours de plénitude où je m’éprouve comme reliée à, exactement, tout !

Vivre dans la solitude est un luxe immense. Les autres se méprennent sur sa signification. Ma solitude n’est pas une peur, ni un refuge. Elle n'est pas égoïste non plus. Je serais malhonnête si je parlais de solitude en faisant l’impasse sur ce besoin animal de se retirer, d’éviter la rencontre. De préserver quelque chose. Si elle n’était pas contrebalancée par autre chose, on irait sans doute vers une ligne de fuite autiste. Je ne suis pas autiste. Simplement, je suis reliée autrement. Je suis reliée autrement que par les liens consacrés, les liens de plein jour, les liens officiels. 

Pour beaucoup, l’état de solitude est lié à cette chose effrayante qu’est l’ennui. 
Pour moi, l'état d'ennui est lié à cette chose effrayante qu'est l'autrui.
Celui que je n'ai pas choisi. 

La solitude est ma plus grande liberté.  





samedi 2 septembre 2017

L. de Isabelle Sorente

A tous les drogués...

Non.

Non, je ne reviendrai pas. Je ne reviendrai plus. Ma colère est immense et je pourrais cavaler trois fois derrière mon ombre tout autour de cette planète, cela ne me calmerait pas et ne servirait à rien, puisqu'il n'y a plus de fuite possible, qu'il n'y a plus de terres inconnues à découvrir, bref plus de retraite, plus de refuge contre tous ces produits de toutes sortes, toute cette merde qu'il faut avaler, et avaler sans cesse, et avec le sourire encore. Non, je refuse de contribuer plus longtemps à propager le mal, c'est fini, bien fini, je cesse de produire, je cesse de consommer, mais puisqu'il est impossible de fuir je vais rester ici. Je vais rester ici et couper le téléphone, la télévision, brûler les livres que j'ai lus, brûler surtout ceux que je préfère, brûler ce que j'ai écrit, brûler mes dernières pensées, brûler mes vêtements, brûler les journaux, jeter tous les restes de bouffe périmée qui encombrent encore le frigo dans un dernier sac poubelle, et puis je finirai par effacer les messages que je t'ai envoyés, effacer ceux que tu m'as écrits et je débrancherai enfin ce putain d'ordinateur et si je ne suis pas déjà morte de faim, j'allumerai un grand feu de joie, alors, enfin, je serai libre.

Ne me regrette pas quand je serai morte, mon vieux porc. Garde plutôt tes forces pour essayer de bander. Et ça y est, voilà que mon esprit s'emballe à l'évocation de nos petites séances et de tes belles mains, allongées et élégantes, dont tu te servais comme des battoirs, il faut bien le dire, quand l'envie te prenait de me donner une correction. Dieu sait que je les méritais et que je les appréciais à leur juste valeur!
Mon pauvre chéri, vous deveniez sentimental ces derniers temps. Voilà pourquoi je ne peux m'empêcher de penser que vous aviez, même si vous vous efforciez de me le cacher, quelques problèmes, disons de turgescence. Ah! les hommes sentimentaux! Si ce n'est pas un signe ça! Un signe de quoi? Mais justement mon chien, mon maître, mon fou, mon Autre. Un signe des temps.

Un signe de L.
L, la ligne. De régime, de coke, de chemin de fer, de conduite, de carrière, de vêtements, de produits, de voitures. La somme, la gamme, la séparatrice. La ligne droite, la ligne à atteindre. L la féminine, la fractale, la terrifiante mégamère, la reine structure, notre impératrice mère de plastique. Lorsqu'on parle d'L, ce n'est rien de dire société. Il faut dire fourmilière. Et encore. 

J'aurais eu trente ans. Mais je suis née d'L. Je suis de la génération sous L. Je suis de la génération que l'on émascule à la naissance, de la génération des enfants rois, des enfants objets, des enfants produits, des enfants drogués, des drogués permanents qui arpentent chaque jour les rues de la ville pour consommer le régime suivant, le téléphone suivant, le boulot suivant, le vêtement suivant, le corps suivant. je suis de la génération dont la peau à moins de prix que l'habit. Je suis de la génération sous L, insensibilisée par L, banalisée par L, dont la peau ne ressent plus rien, dont la peau a été rendue à jamais imperméable à l'Autre, à jamais fermée à la caresse de l'Autre. je suis de la génération des homosexuels qu'on nous fait croire gais parce que nos larmes sont mortes. Je suis de la génération des impuissants. 

Pour nous, l'amour est une aberration, un accident. Nous ne savons même pas de quoi il s'agit. Non je n'en ai aucune idée. Je sais juste que rien de ce que l'on nous en dit n'est vrai, que rien de ce que l'on nous dit de notre corps ne nous parle de notre corps parce que tout parle d'L. Je sais juste que mes yeux sont incapables de voir. 

L'amour. 

La jouissance du manque





mercredi 30 août 2017

Je t'aime. Moi non plus.


Mes démons s’en vont.
Sensation étrange que de les voir s’enfuir. L’un après l’autre, ils s’évaporent.
J’essaye de les retenir pourtant. Parfois.
Pas tout le temps.
Ils étaient ma création, mon inspiration.
Partis, ils me laissent une feuille blanche.
Où tout est à réécrire. Autrement. Plus sereinement.
Oui plus sereinement. Mais…
Mais je ne sais pas.
Cette petite douleur exquise quand même.
Mes nuits blanches.
Ils étaient ma jeunesse intrépide
Ma soif d’absolu.
Deux petits bouts qui brûlaient ma vie
Intensément.
Ils me manquent. Parfois. Je crois.
Je ne sais pas. 

samedi 12 août 2017

L'absence




Il y a des nuits terribles Maman. Comme celle-ci.
Ou je t'écoute en boucle.
Ta voix,
Mes souhaits,
Mes démons,
Tes excès,
Repeat. 
Une dernière fois,
Jusqu'à me vider,
Replay
J'ai peur d'y rester.
Once again.
Touchée en plein cœur.
Ton image se meurt,
Reste l’écho de tes mots
J'essaye de lire ce que tu ne diras jamais plus. 
Tu m'inondes.
Mes yeux se noient,
Je m’essouffle.
I want to be there.
I want us to be there.
Beside the lac,
Beneath the moon.
Le sourire triste, l’espoir altéré,
Tu ne joues plus, tu m’effleures.
Hopeless night.

vendredi 11 août 2017

Journal d'intimité publique




L’intime sans miroir n’existe pas: il n’est alors que silence.

Tout comme moi, ce journal procède d’une double nature, il se montre puis il se cache. Mon intimité, finalement, repose sur ces jeux d’ex-position(s), tantôt timidement dévoilé(e)s, tantôt délibérément occulté(e)s. 

Cette intimité ne prenant "sens et finalité" qu’en se mesurant, mes mouvements, qu'ils se dévoilent ou qu'ils se cachent, ont besoin de vos yeux comme seule "chambre d’écho".

Regardez-moi autant qu'il vous plaira
Je ne vous vois de toute façon pas. 

  

jeudi 3 août 2017

lundi 31 juillet 2017

Un Ancrage sans appel


J'ai longtemps rêvé. Que je trouvais un endroit. Une pièce. Un jardin. Une maison. Un hôtel. J'ai longtemps rêvé qu'à un moment, face à un lieu ou une terre, la force de l'évidence s'imposerait.
Un ancrage sans appel. Celui d'une révélation qui se traduirait par un "voilà, c'est ici chez moi". Puis j'ai cessé de chercher car j'ai trouvé, au fur et à mesure de mes voyages, d'autres personnes.
Qui avaient la même quête que la mienne.
J'ai compris alors que cette quête éternelle est irréelle car c'est celle des voyageurs. Celle des individus de notre époque. Celle des curieux et des insatiables. De ceux qui se nourrissent des endroits. Des gens. Qui aimeraient s'arrêter. Parfois. Mais, poussés par la force irrésistible de la découverte, par le besoin jamais assouvi de la course contre le temps, ils continuent. Et élisent domicile dans des refuges. Des endroits où le temps s'arrête, suspendu quelquefois. Des endroits où ils retrouvent des meubles qu'ils auraient aimé acheter. Des plats aux saveurs patrimoniales. Des personnes qui les accueillent comme des amis, des invités.
Nous rêvons de rencontrer des espaces qui soient d'abord mentaux et sentimentaux, tissés de rencontres, des sensations et d'émotions, habités par un "esprit", traversés de culture et voués à l'élégance, à l'intelligence des relations humaines et des moments poétiques. Des endroits qui accueillent ce que le monde d'aujourd'hui écarte si souvent: le temps "perdu" et la joie. La magie blanche des instants inattendus et cette mélancolie douce à laquelle l'esprit et le corps s'abandonnent avec délice quand ils s'abstraient de leur course folle.
J'ai longtemps rêvé.

  

dimanche 2 juillet 2017

I'm Hoppipolling


Le fil rouge de ma vie m’est revenu en pleine gueule.
Il fallait s’y attendre. Aucune surprise de ce côté-là.
La tension que subissait ce petit bout d’élastique était, il est vrai, intenable à plus long terme.
Il a fini par lâcher. 
Clack! En pleine face! 

Un peu sonnée, il faut maintenant se relever.
Deux solutions s’imposent, pleurer sur son petit sort de "control freak" ou bien, tout envoyer dinguer.
Le choix est vite fait, je choisis la deuxième option. Mais pas n’importe comment!

Oh non, j’ai 45 ans. J’ai perdu tout ce que j’avais tenter de construire (ou alors, c’est en écrivant ces quelques lignes que je réalise, viendrais-je plutôt de gagner une seconde chance de réussir quelque chose d’autre?). Mmmmh it sounds better to me.

A tous les niveaux, je laisse tomber la séduction, je pars pour le lâcher-prise total. 
Une bête sauvage.
Plus rien ne m’arrêtera…

Je réalise que c’est une merveille de n’avoir plus rien à perdre.

Je me mets à genoux et supplie la vie de m’en laisser l’opportunité!

Amen.