vendredi 14 décembre 2012

FUCKING NATURE!!!!! Let it Snow, let it snowwww



Tous ceux qui me connaissent savent combien j’aime APPRENDRE. Fourrer mon nez partout pour découvrir ce que je ne connais pas encore. Apprendre pour comprendre. Apprendre pour avancer. Apprendre pour se donner de la consistance. Apprendre pour ne pas avoir peur de la mort, je crois (Plus j’entrevois la sublimissime complexité de la vie, moins j’ai de doute sur la complexité passionnante que doit être la mort.)
Peu de domaine échappe à ma curiosité mais, il est vrai que j’ai un penchant certain pour l’infiniment grand qui  m’évade de ma petite carcasse, et pour l’infiniment petit qui fait gagner quelques énoooormes centimètres à notre petitesse. Surtout, si on se compare à un flocon de neige.
Magnifique transition, n’est-ce-pas ?
Il y a quelques jours à peine, dans ma voiture,  j’étais complètement  absorbée par ce spectacle fascinant que donnait chaque flocon de neige, dansant sur mon pare-brise. Après avoir  « focusé » mes yeux plus en avant, je me rappelai leurs formes magnifiques apprises à l’école. Une question s’est alors posée. Ces formes parfaites et dentelées, sont-elles un fantasme de l’enfance ou une réalité ?
GOOGLE, j’arrive. J’appuyai sur le champignon, fallait que je sache.
Après quelques recherches passionnantes, j’ai appris que les premiers clichés de flocon avaient été tirés par un fermier Américain, Wilson Bentley. Ce monsieur a photographié entre 1885 et 1931 des milliers de flocons de neige au microscope. Grande idée !!! Regardez plutôt la beauté de ces petits pompons d’ouate tombés du ciel ! C’est fascinant, non ? Aussi impressionnant que les spirales de Fibonacci et leur chiffre d’or.
N’étant pas une empaffée réjouie de type contemplative(que je croyais), je décidai de comprendre. Mais comment la nature pouvait-elle fabriquer de si petites merveilles avec autant de symétrie et précision (Délicieusement énervantJ) ? Pourquoi les flocons présentent-ils  tous cette symétrie hexagonale ?
Et bien, c'est parce que les molécules d'eau (un atome d'oxygène O et deux atomes d'hydrogène H, donc  H2O (jusque-là  tout le monde devrait suivre) s'organisent entre elles pour minimiser les énergies de liaison et cela forme un réseau hexagonal.
Et pour terminer, (ben oui déjà ! Suis trop nulle en physique/chimie), pourquoi tous les flocons ne présentent-ils  pas une forme d'étoile ? Parce que cela  dépend de la température (dans le nuage) et du degré d'humidité.
Résumons !
Je suis énervée tellement je n’y pige quedal d’un point de vue scientifique alors, je rejoins la cause de feu le fermier Amerloc et, grâce à lui et ses sublimes planches photos, plus jamais je ne regarderai la neige tomber de la même manière.

mardi 11 décembre 2012

OUFKE! Chui pas "DATASEXUEL"! Et vous?



Comment le savoir ? Rien de plus Fastoche !
Suffit de loucher très fort (a vous en déscotcher les globes) pour lire ce qui est inscrit sur l’étiquette qu’on vous a gentiment claquée sur le front !
(NON GERARD, ça c’est un trou de bal, pas un œil !)

ALORS, ça dit quoi ?

Ok, j’ai compris, personne ne sait ce que veut dire DATASEXUEL.
En même temps, aucune honte n’est à essuyer car ce vilain petit sobriquet n’a vu le jour qu’en l’an 2012. Il n’en est donc qu’à ses premiers balbutiements. Mais il en a déjà fait couler, de la bave !!

Le plus simplement du monde, je dirais que le  Datasexuel est l’équivalent numérique du Métrosexuel.
Et le premier qui me demande ce qu’est un Métrosexuel peut passer directement à l’onglet :http://fr.wikipedia.org/wiki/Has-been, sans plus jamais repasser par ici. Met veel bedankt.

Pour tous les autres « aware »,  je ne vous apprendrai rien en vous disant que nous sommes entrés, bon gré mal gré, dans une nouvelle ère technologique basée sur nos données. Les miennes, les vôtres, les leurs.

Questions.
Qui, parmi vous, n’a jamais été  agacé par une publication à outrance de photos Instagram d’un contact Facebook ?
Qui n’a pas dans sa Timeline un compte qui publie des checks-in Foursquare toutes les 20 mn alors qu’il n’a fait que 2 mètres dans une même impasse ?

Trèèèès bien,  je vois que tous les doigts sont levés.
Ahh non, pardon.
(Gérard : DEGAGE !)

Nous pouvons donc en conclure que nous sommes bien à l’aube de l’avènement d’un "idéal-type" adepte de ce genre d’enregistrement comportemental.
C’est ici que notre Alien rentre dans l’arène. Car,  sans le savoir, vous êtes en contact direct avec le fameux  Datasexuel. Ca fout les boules, non?

A quoi ressemble-t-il ? A rien.
A quoi veut-il ressembler, est préférable.

Pour le Datasexuel, la géolocalisation est essentielle, mais Foursquare est (déjà) obsolète.  Le Top Moumoute de la branchitude, c’est l’utilisation de "Placeme" par exemple qui recense automatiquement tout ce qu’il fait: géolocalisation, déplacements, vitesse, temps écoulé au même endroit, achats réalisés, etc. Bref, Le Yéti, ici observé, use et abuse, de manière  presqu’obsessionnelle, des fonctionnalités de son Smartphone.
Notre Datasexuel se croit sexy en diable par toutes ses données semées à tous vents.
Pour lui c’est, carrément, un mode de vie, voire un mode de drague.
Plus besoin de remplir son profil sur Meetic, le Datasexuel estime que son temps de running ou les photos qu’il prend sur Instagram au gré de ses vacances le rendent désirable. Plus il se dévoile, plus il se sent intéressant et beau. Le datasexuel se prend pour LE nombril du monde.

Merdeuuuuuhhhh !!!!
C'EST MOI LE CENTRE DE L'UNIVERS CONNARD!!!!
Mais je ne comprends pas,  je n’ai ni Foursquare, ni Placeme, ni même Intsagram, et au fond de moi, un doute surgit.
Ben oui, je me trouve irrésistible sur le net ! Je suis quasi (à prononcer qwasi hein surtout) amoureuse de mon moi-même virtuel. Si je pouvais, je m'épouserais. 
Mais alors ça veut dire que…que je suis… "Datasexuel" moi aussi ????? Mais c’est impossible chou, chui en training et poncho derrière mon écran.
Mais qui suis-je alors? Où vais-je? Dans quel état j'erre? Un vide intersidéral m'envahit. Je vais me Datasuicider. Adieu et à demain!


vendredi 7 septembre 2012



Mais quel est le crétin qui a eu cette idée folle
D’un jour inventer l’école ?
C’est, c’est, ce sacré Charlemaaaagne, SACRE CHARLEMAGNE !
Fin du couplet ! Le bouffon peut remballer sa barbe  molle,
Ce fils de Pépin, premier roi des Carolos n’a rien inventé du tout !
Si vous voulez prendre votre revanche, il faudra vous tourner vers l’Egypte plutôt.
En sachant qu’il ne manque que votre scud pour, définitivement, déclencher une nouvelle guerre mondiale. Lourde responsabilité quand même.
De nos jours, alors que les papas se gargarisent à l’idée de savoir leur(s) enfant(s), enfin, entre de bonnes mains (Comme si le sport favori des mamans était, deux mois durant, de débiliser l’enfant), les mères sont au taquet et/ou au tapis. Elles courent dans tous les sens. Et courir n’a jamais rapporté un cent !
Résultat, l’homme s’étonne de cette scandaleuse léthargie qu’il juge feinte, et, sarcastique, rajoute souvent : « Tu as de la chance d’être en vacances maintenant que les enfants sont à l’école ».
(Un jour,  j’aurai sa peau)
Messieurs, ceci est un plaidoyer pour que la femme retrouve un semblant de dignité en ce début de mois de septembre. Elle est en souffrance, ayez pitié. Faites semblant, c’est bien aussi.
Savez-vous que pour les plus organisées d’entre nous, la rentrée des classes débute le 1er juillet (oui monsieur, la veille du départ en vacances, ce même jour où elle a du faire votre valise, retrouver votre vieux filet de pêche et rassurer votre maman que vous l’aimez plus qu’elle).
C’est ici que les plus cons d’entre vous me diront avec cette fierté du travail accompli : « Ce qui est fait, n’est plus à faire ! ». No comment.
D’autres femmes, plus rebelles sans doute,  ne s’attèlent à la tâche qu’à la fin du mois d’aout. (Les plus réfractaires attendent carrément le 1er sept. Des masos. Oui j’assume.
Pour toutes celles-là, c’est le début du « mari blues ». Depuis toutes petites, elles l’ont voulu ce mari, l’ont attendu avec tant d’espoir et d’étoiles dans les yeux. Et, maintenant qu’elles l’ont, elles ne savent plus quoi en faire. Rassurez-vous, ça ne dure qu’un temps (A notre tour de faire semblant)
Bref, ce n’est pas le sujet.
Pourquoi, alors que nos bambins sont casés pour 9 mois, pleure-t-on au juste ?
Jugez plutôt.
6H30 : Réveil. En sachant que ça fait deux mois qu’on va dormir à pas d’heure (Ados oblige). Le petit déj. est donc un combat de coqs acnéiques. Généralement celui qui fabrique le plus de sébum gagne la partie ! La mère a déjà capitulé et a chaussé la solaire pour cacher ses yeux las, clos et  bouffis.
Le père ? Are you kidding ? Il a un surplus de travail en septembre, (le temps que l’organisation familiale se mette en place quoi)
7H30 : Le départ. Moment de calme pesant. On a l’image mais plus le son. Bon. Roulons.
8H00 : largage du premier.  Le pauvre, il doit sauter hors de l’habitacle, la voiture en marche. Pas le choix, sinon le suivant sera en retard. Désolé mon poussin, maman te soignera à quatre heures. Moment intense de culpabilité, maman ouvre grand sa fenêtre et crie : « Je t’aime tu sais et pardon pour le stress de ce matin ». Il ne se retournera jamais. Une petite main s’agitera quand même en guise de drapeau blanc. Merci mon cœur.
8H29 : Dépôt de la seconde qui tanne depuis 29 minutes en couinant qu’elle va être en retard. Boule au ventre de devoir une fois de plus se justifier auprès du directeur pour qu’elle n’ait pas une croix dans son journal de classe.
8H32 : Arrivée devant l’école du troisième. A l’aise. Oui sauf qu’il ne commence qu’ 9H00 celui-là. Donc il rempile dans le grognement pubertaire.
Et, il n’est QUE 8h32.
(Un jour, j’aurai leur peau)
10H00 : Au boulot.
De 8H32 à 10H00 ? Oh rien de grave, de simples petits bouchons DE MERDE ! Cette masse engluée de pare-chocs contre pare-chocs est censée représenter mon sas de décompression.  Tendue comme une crampe oui !
En sachant que je dois commencer mon ramassage scolaire vers 14H45, il me reste exactement 5 toutes petites heures pour faire ce que j’ai à faire professionnellement, sans oublier la tonte du gazon, les courses du soir, les prises de rdv chez l’orthodontiste, l’acnéiste, le véto et j’en passe. Et, évidemment, le recommandé à aller chercher pour le mari à la poste qui ne désemplit  JAMAIS.  Tu comprends, il travaille tant.
16H30, Nous sommes au complet. Les langues se délient, ils racontent. Un peu. Presque rien en fait. Je saoule, il parait, avec mes questions. J’interprète donc. Je dialogue seule.
17H00 : CLUB. Oui la papeterie. Le petit scie pour recevoir la collection de cartes Pokémon qui gît là sur le comptoir. (Il faudrait leur coller un procès d’ailleurs, c’est du harcèlement psychologique).  La moyenne fait la grande et achète seule, c’est bien. TOUT  le magasin, c’est bof. Le troisième ? Il continue sur sa lancée et tire la gueule sur la première marche des escaliers en attendant  que sa liste de classe attrape des pattes et accoure, seule et sans effort, dans un sac plastique.
18H00 : Retour maison.
Vite je check mes mails. Il y en a un, récurrent, qui me rappelle toujours à l’ordre, celui de l’homme de la situation. Je glousse.
« Qu’est-ce qu’on mange ? » (Envie de répondre TON CUL)
21H00 : Dîner et devoirs pliés, trousses et classeurs en ordre.
Je peux alors, enfin, commencer à faire ce que j’aime.  Moment chéri.
« Mamaaaaaaannnnnn ? »
« Ouiiii ma pupuce ! »
« T’oublies pas de recouvrir tous mes livres hein, c’est pour demain ! »
Un jour, ils auront ma peau.

jeudi 14 juin 2012

Viens que je t'épingle!




Après la phase dite, d’ «observationjefoncedansletas », voici venu le temps de tirer mes premières conclusions.
Pinterest. A nous deux !
Je m’en vais lui tailler un joli costard. Du « sur-mesure » s’il vous plaît. Un beau petit trois pièces bien bien moulant !
Avant de me jeter dans l’arène, il me plait de vous  préciser que cette analyse est entièrement personnelle. Elle n’engage, de ce fait, que ma pauvre petite personne, affublée il est vrai, de cette énorme mauvaise foi crasse qui lui va si bien. N’empêche, elle aura le mérite d’exister.
Parce qu’à part voir défiler des statistiques sectaires qualifiant les « users », de  desperate housewives  chômeuses de longue durée et, accessoirement, propriétaires de sales mioches qui braillent, ou encore,  des listes aussi longues qu’un rouleau de papier Q, de « Trucs & Tips for « How to boost your Business with Pinterest ? », il y a, il faut bien le dire,  très peu de chose à se mettre sous la dent.
Ah si ! Autant pour moi ! Reste l’énorme problème des « droits d’auteur » sur toutes les images épinglées. (Problème qui restera entier un bon petit bout de temps encore.  Parce que, même s’il se résout par je-ne-sais quel miracle légal impiratable, il ne faut pas oublier que la photo de Mijnheer Van Kraaienbroek par exemple que j’ai, allègrement, piquée dans  son Faceplouc et, sur laquelle gît, Simone (sa grosse truie rose en maillot de bain), va être entièrement customisée par mes soins. Faut que je garde une cohérence esthétique hein moi monsieur dans mes boards !! Non mais, pour qui il se prend lui alors ??? Résultat, je lui pique son image, l’enfourne dans Picasa (même plus besoin de savoir manier Photoshop), j’efface son bête nom avec ma gomme magique. Sa truie me dégoutant moins en noir et blanc, un coup de baguette et hop, la vlà  tout de suite moins moche avec ce beau petit dégradé de gris, assorti à sa mine. Je vais la lomographier aussi tiens, ça donnera mieux, on ne la verra plus. Et tant que j’y suis, boostons les nuances, inversons les couleurs et uploadons  tranquillou la belle Simone Bündchen-Van Kraaienbroek, comme si de rien n’était, dans un de mes albums intitulé « So Lovely glitter shadows of grey » (Les plus fourbes d’entre nous iront même jusqu’à mettre leur petit nom en-dessous de la cochonne). Je n’en suis pas encore là.
Sérieusement, imaginez la gueule de Picasso qui verrait un de ses tableaux entièrement repeint?
« Non mais Pablo t’énerves pas Fieu, ta croute ne matchait pas avec la palette de couleurs de mon moodboard quoi, c’est tout, fais pas chier l’artiste ! Remonte te coucher».
Première conclusion, nous, les Pineuses, sommes toutes des hors-la-loi. (Raison pour laquelle, l’Insivik se sent comme un poisson dans l’eau dans ce nouvel aquarium)
Deuxième gros morceau, votre petit business. Les réseaux sociaux n’ont pas été inventés pour vos beaux yeux mes chéries, vous l’aviez bien compris ça, n’est-ce pas ?
Pamela, dégage ! Tu es bête à bouffer du foin, Tu SORS !
Je disais donc que le but premier de toutes ces (belles) inventions est bien de générer un maximum d’argent avec un minimum d’investissement. Au début, on nous emballe dans du papier cadeau imbibé au formol. Une fois dans le gaz, on nous réveille à coups de matraque, à coups de pub. C’est le jeu. Total respect.
Bref.
Autant je crois comprendre les rouages business de Facebook, autant ici, sur Pinterest, je ne vois rien émerger. Je suis pourtant à l’affût d’une faille dans laquelle les annonceurs pourraient se glisser, mais, à ce stade-ci de son évolution, je ne vois rien de bien relevant à y faire. A part, c’est vrai, pour des produits de niche, tels que le luxe en général, les voyages en particulier et autres colliers en diamants roses pour très vilains Pinshers nains. J’ai beau creuser le problème, je ne vois aucune brèche qu’une vulgaire bande hygiénique « Ténia Lady » pourrait venir colmater. (Faut être un peu poète pour être pineuse. Bluffant, non ?)
Comme j’aime à le répéter à mes clients, ils se doivent d’être présents sur tous les réseaux sociaux qui font mine de percer. (By the way, avant de me faire virer, je tiens ici à les remercier pour leur fidélité) mais, entre nous, c’est un flop total. Je préfère être une pineuse honnête au chômage que d’être une pisseuse malhonnête au charbonnage (je sais, ça ne veut strictement rien dire mais ça rime.)
C’est vrai que leur page est belle et cohérente, une sorte de petite branlette égo-trip à chaque réunion Mktg, rien de plus. Au niveau du résultat maintenant, aucun retour sur investissement. Il n’est pas démesuré, on est d’accord. N’empêche que ça prend du temps d’entretenir sa petite vitrine, de veiller à ce que les photos soient toutes libres de droit, bien alignées, créer des liens avec ses followers, etc.
Qui dit problème, dit solution. Je déteste ne pas être à la hauteur de ce qu’on attend de mon travail, donc je mouline et compile des tonnes d’infos pour tenter d’y arriver et voir ce putain de compteur à followers, grimper.
Deux têtes valent mieux qu’une alors, bille en tête, je me noie dans les travaux d’analystes web et autres enculeurs de mouche (je ne vous demanderai jamais assez pardon pour ma vulgarité) qui clament, haut et fort, dans leurs doux billets, que la première chose à faire pour engendrer du succès, est de relier son compte Pinterest directement à son profil Facebook et/ou Twitter.
En sachant que toute société qui se respecte n’a plus de PROFIL FB mais bien une PAGE, et que les pages ne sont pas accessibles à Pinterest, je dirais : Merci qui ? Merci les kikoulol, PTDR et autres XD (dans ta face)
Le schmilblick est donc en stagnation complète. Les spécialistes produisent même des articles intitulés : Brands on Pinterest : Top ranking ! Most relevant brands on Pinterest : Top 10 !! Parlons-en aussi de ces marques-là. C’est vrai que Gap, Mc Do, Samsonite, Victoria Secrets, Whole food et j’en passe sont, bel et bien, connectés sur le site, mais à quel prix? De jolis boards et pas de followers.  (C’est si bon de se sentir moins seule tout à coup).
Deuxième conclusion, commercialement parlant, c’est pas encore la boite de Pandore. Mais, je suis une indécrottable optimiste, je continuerai à croire, qu’un jour le système se fissurera pour laisser passer la lumière de l’économie mondiale. Affaire à suivre donc.

Troisième pan du costume : Les vicelards !
Comme dans la vie réelle, y en a partout sur cette planète-ci, aussi. Disons qu’ils prolifèrent à une allure vertigineuse. Au départ, on les trouvait, tapis à l’ombre de leur blog décrétant que Pinterest était un site pour ménagère désœuvrée (voir plus haut) et homos refoulés (ou pas).
Cachés, ils nous mataient, sans doute vautrés dans leur canap. Tandis que nous, pauvres petites femmes fourmis, nous  nous évertuions (Chuuut Bescherel, tais-toi) à nettoyer nos petites alcôves visuelles, à les rendre toutes proprettes et pleines d’amour, de bouffe, de déco indigeste, souvent illustrées par de belles photos de femmes au corps parfait (Frustrations vs Fantasmes), et bien eux, comme dans la BD « Le gros dégueulasse » regardent, d’un œil torve mais émerveillé, ces courbes alléchantes de femmes décomplexées, en se grattant le dessous de la couille gauche. Ils auraient pu en rester là, dans leur anonymat. C’était sans compter leur nature de vicelards de bout de clavier (anciennement appelés prédateurs). De parfaits petits amateurs.
Les sondages à caractère féministe, du coup, se revoient tous à la baisse car de plus en plus d’hommes, bel et (trop) bien hétérosexuels cette fois, se sont mis à collectionner des poufiasses beaucoup trop bonnes (permettez-moi d’emprunter ici leur ignoble expression) qu’ils classent par organes plus ou moins développés. J’appelle ça des cages à poules. (Qui me font rêver mais mon statut de ménagère de presque plus de 40 ans me l’interdit formellement)
Et dire que nous avions trouvé le seul terrain sur lequel les brownies double caramel ne faisaient pas de mal à notre culotte de cheval, vlà qu’ils arrivent avec leurs canons de beauté qui nous étouffent déjà tant dans le quotidien. PFFFFFF, sale temps pour les mouches mes cocottes. Plus qu’une chose à faire, piner en pédalant. Et c’est reparti, Et 1,2,3 …
Je ferai donc, ce soir,  un appel solennel à tous les hommes de goût qui aiment le rêve, (sans rêver de cul pour autant) à venir relever le niveau avant que Pinterest ne porte, finalement que trop bien son nom.

J’aurais aimé approfondir une dernière observation, somme toute bien plus sérieuse. Je le ferai dans une prochaine note car le débat serait, pour l’heure, bien trop long. Je vous mets, quand même, au parfum.
Plus j’épingle du rêve dans mes albums, moins il me fait de l’effet. Il m’écœure même parfois. Trop de rêve tuerait-il le rêve ?